Gainax.fr
Toppage du mois
He is my Master He is my Master
Illustration : Kazuhiro TAKAMURA (高村和宏)

Recherches

 


Sites Communautaires




Interview de Yoshinori ASAO au sujet d'Omoi no Kakera


Auteur : Otaking | Date : 26/01/2016

Originaire de la ville de Fukushima, Yoshinori ASAO (浅尾芳宣), actuel président du studio Fukushima Gainax, nous parle ici de la nature des espoirs qu’il place avec la production de ce court-métrage réalisé à l'occasion des cinq ans des tragiques évènements du 11 mars 2011 (voir news du 26 janvier 2016).

À quoi s’apparentent ces espoirs que vous entretenez vis à vis de cette œuvre ?

Cela fera bientôt cinq années depuis le sinistre. Pour ceux qui ne l’ont pas subi de plein fouet, ils ont le sentiment que la société dans son ensemble commence à tourner la page. Je suis conscient que finir par ne plus penser quotidiennement à un tel sinistre est un processus naturel, mais je crois qu’il y a des choses à ne pas oublier, des choses dont on ne se souvient pas par hasard, que ce soit même l’espace d’un instant.

L’héroïne de cette œuvre elle-même, qui vit un quotidien dans lequel tout ne va pas forcément comme elle l’entend, dans lequel des murs se dressent et lui font obstacle, trouve parfois du secours dans ses souvenirs d’avant le sinistre. Les fragments d’espoir que j’ai voulu communiquer à cette œuvre, malgré toutes ces vies brisées par le sinistre, sont incarnés par la présence de gens qui mènent de front leur existence quotidienne sans rien oublier des événements passés, qui les acceptent et les portent en eux.

Vous a-t-il été difficile de faire ressortir cet « espoir » dans l’œuvre ?

D’habitude, nous partons d’une histoire fictive que nous traduisons en œuvre animée. Ici, il s’agissait de transposer en fiction quelque chose de réel. J’ai préféré porter mon attention sur les sentiments, les émotions qu’on trouve en filigrane des événements plutôt que de les rendre tels quels. J’ai également voulu faire ressortir les émotions, les expressions du réel à travers les mouvements, la gestuelle des personnages.

Lors du doublage, j’ai également demandé aux seiyūs de veiller, du début à la fin, à ne pas trop charger d’émotions lors de leur performance. S’ils avaient tout donné dès les premières scènes, ce que je désirais communiquer n’aurait pu l’être.

Natif de la ville de Fukushima, vous y avez récemment fondé votre société de production ; pourriez-vous nous dire ce qui vous a poussé à le faire ?

Même si c’est quelque chose de terrible à avouer, jusqu’au sinistre, et bien qu’originaire de la ville de Fukushima, il ne m’était presque jamais arrivé de penser ni à la maison familiale ni à ma région natale. C’est seulement après que j’ai commencé à réfléchir au sens que je pouvais donner à ma région ainsi qu’à la façon dont je pouvais contribuer à la reconstruction.

À cette époque, les écoles et autres lieux publics désertés étaient nombreux à Fukushima. Je me suis dit qu’en faisant de tels lieux des lieux de production artistique, je pourrais peut-être contribuer à redynamiser la région. C’est ce que je me propose de faire avec cette société. Je souhaite employer au maximum des gens de la région qui, à leur tour, feront venir d’autres gens de cette même région ; c’est de cette façon que je me tourne vers l’avenir.

STAFF

Scénario 

Yoshinari ASAO (浅尾芳宣)

Réalisation

Shōji SAEKI (佐伯昭志)

Character Designer 

Manami UMESHITA (梅下麻奈未)

Direction de l’animation

Manami UMESHITA (梅下麻奈未)

Direction artistique 

Takao SATŌ (佐藤貴雄)
Shō IKEUCHI (池内翔)

Coordination des couleurs

Haruko NOBORI  (のぼりはるこ)

Animation 3DCG

Akihiro MURASE (村瀬明宏)
Masayoshi KAWAJIRI (川尻将由)
Masaru KAISE (海瀬大)

Direction de la photographie

Takeshi KUCHIBA (口羽毅)

Montage

Takao SATŌ (佐藤貴雄)

Direction sonore

Kisuke KOIZUMI (小泉紀介)

Musique

Taiiku OKAZAKI (岡崎体育)

Producteur

Ryōta KIYOHARA (清原良太)

Animation

Fukushima Gainax (福島ガイナックス)

CAST

Hina Satō Kiyono YASUNO (安野希世乃) - Née dans la préfecture de Miyagi
Mère d’Hina Miho ARAKAWA (荒川美穂) - Née dans la préfecture de Miyagi

Source : Site officiel
Traduction : Stéphane GRENIER
Adaptation : Otaking & Code G²

Reviews
Retour en haut